le tae-ji....

le tae-ji....
le symbole de la tradition yin yang....

lundi 5 septembre 2011

Nous rentrons maintenant dans le vif du sujet... l'apport de la Tradition à la connaissance des huiles essentielles ou quand les arômes trouvent leur place naturelle dans l'organisation de l'Univers....

La Tradition

Les sinologues nous ont donné des clefs d’organisation de l’univers, à savoir :

Tao (ou Dao en « chinois moderne ») ce que l’on ne peut nommer (le Tao qui peut s’énoncer n’est pas le tao authentique ; Lao Tseu ch. 1)

Yin yang avec ses lois d’alternance, complémentarité, mutation…

QI (ou graphie Tchi dans les textes du début du siècle dernier) ou les souffles en action…

Ciel antérieur et ciel postérieur entre le non-manifesté et le manifesté

Vide/plénitude, interne/externe…les diverses aspects de la manifestation...

L’idée fondamentale de Ciel-terre-homme entre en résonance pour mieux nous faire comprendre l’organisation de la vie manifestée…

L’homme est un propre univers à l’intérieur de l’univers…extérieur « le Ciel existe au-dedans, l’homme existe au dehors » (Zhuang zi, ch. 17)

« Le grand axe Ciel/Terre est l’axe même de la médecine traditionnelle, le mouvement de la vie est son objet, même quand elle se tient au chevet d’un malade…le médecin n’est que l’observateur des échanges qui se nouent entre le ciel et la terre pour faire apparaître la merveille de nos existence individuelle… » (Schatz, Larre, Rochat de la Vallée, aperçus de médecine chinoise traditionnelle, p 11-12).

Les saisons internes doivent être en adéquation avec l’Univers : s’il gèle au mois de janvier, c’est normal, s’il gèle au mois d’août, c’est que quelque chose n’est pas à sa place… « Ce qui fonde l’orthodoxie ou la perversité alors, c’est le temps » (ibidem, 18), qui n’est lui-même que la circulation de l’ensemble des souffles qui animent l’être…et les souffles sont dits pervers parce qu’ils se sont installés à contretemps : « les ravages causés à l’agriculture de l’Empire par un décalage inopiné des saisons, sont une seule et même chose avec les épidémies ou les cas de maladies qui se déclarent dans le peuple …» (ibidem, p.19). Le conflit es

t le résultat de l’opposition entre les souffles orthodoxes (qui garantissent l’immunité) et les pervers qui ont tendance à dérégler la mécanique.


Ainsi un certain nombre de lois découlent de cette organisation de l’Univers. Nous présenterons donc brièvement celle du yin-yang et celle des cinq éléments (nous y reviendrons plus en détail dans la seconde partie de l’ouvrage)

Le yin-yang : la dialectique sang –énergie


Le yin/yang permet est un concept qui permet d’appréhender et de codifier le « réel ». Il se définit par trois lois :

  • l’alternance : « un phénomène ne peut s’appréhender que par ses faces opposées ».

Chaleur et froid, vide et plénitude… mais aussi plus subtil… bien et mal….

Sachant que l’eau tiède est yang par rapport à de l’eau froide… et que cette même eau

tiède est yin par rapport à de l’eau chaude, etc…

  • la complémentarité : « le yin contient le yang, le yang contient le yin ; présents partout ils ne peuvent se passer l’un de l’autre ».

Il n’y a pas de pluie (yang) sans nuages (yin), le yin et le yang sont opératoires l’un par l’autre et « leur conjugaison exprime le réel » (Schatz, Larre, Rochat de la Vallée ibidem, p.54).

  • la mutation : « lorsqu’un phénomène est évolué à son maximum, il devient le phénomène opposé ».

L’excès de froid amène à la chaleur : un glaçon provoque une brûlure…

La fièvre fait grelotter… etc…

Dans notre pratique nous pourrons voir à travers le filtre yin/yang le rapport entre le sang (xue en chinois) et l’énergie (Qi qui se traduirait plus volontiers par souffles, ceux qui animent la matière).

Sang et énergie circulent ensemble et leur fonction se complètent : le sang nourrit et ainsi on a de l’énergie qui va pouvoir faire circuler et réchauffer le sang ; cela c’est ce qui se passe à l’intérieur de notre corps dans nos vaisseaux sanguins (le sang est yin et la tunique qui le contient est yang et elle est pourvue de motricité –yang aussi !)

En s’éloignant de cette première vision microscopique (au niveau des tissus) nous arrivons à considérer donc qu’un individu est constitué de sang et d’énergie (de sang yin et de souffles yang donc !)… et en se reculant davantage encore on pourra considérer que l’individu yin par excellence est la femme (et on connaît entre guillemets les troubles du sang chez elle comme étant plus caractéristiques de son « univers interne » yin, expression interne de la terre) et que l’homme appartient au mode yang (il représente bien l’énergie yang, tournée vers l’extérieur, vers le ciel).


Et nous verrons que ces principes et ces trois lois contiennent et peuvent r

endre compte des diverses expressions de l’Univers et donc des manifestations aromatiques.

Le Tae Ji symbole des mouvements des souffles de l’Univers


C’est encore un symbole que nous allons intégrer… il est visuellement universellement connu… mais sa signification d’un premier abord n’est pas évidente.

Historiquement associé au monde asiatique ce symbole apparaît dans l’iconographie chinoise vers le VIII° siècle ap. JC alors qu’on le connaît dans le monde celte bien avant : notamment dans le mslat 9661 de la BN : planche des boucliers des troupes du Tractus Armoricani et nervicani IV° siècle ap. JC, et une copie du XV° siècle de ce document conservé à la Bibliothèque Bodléienne à Oxford (mauri osismiaci)…

Les couleurs ont évolué entre les deux : le motif celte est jaune et vert… En chine il est noir et rouge : noir dans le bas, froid et sombre du Nord (c’est un peu comme les cartes célestes que l’on met au dessus de la tête et où les orients sont inversés) et rouge dans le haut, la chaleur et feu du Sud…

En fait ce symbole remplaça en chine le motif circulaire et carré du Yi King… et par superposition avec les hexagrammes on peut faire « tourner » le Tae Ji suivant les saisons…

Ainsi au commencement du yang correspond le début : le printemps puis on aura au sommet du ventre yang l’été ; à la naissance du yin coïncidera la cinquième saison, celle des intersaisons, moment de passage obligé entre chaque saison et qui, coïncidant avec le centre, le milieu, trouvera naturellement sa place à l’opposé du départ/printemps. Dans la descente du yin se positionnera l’automne et dans le bas du ventre du yin se trouvera l’hiver… ainsi aux quatre grands orients se placeront les solstices (en haut et en bas) et les équinoxes (sur l’axe horizontal)…


Les huiles essentielles se placent dans les lois ainsi définies.


Dans le système yin-yang (chaud –froid : molécules plus ou moins positivantes ou plus ou moins négativantes) et dans leurs relation au Sang et au Qi (hydrophiles ou hydrophobes).

Et elles occupent un espace où le mouvement du yin et du yang se conjuguent (souvenons nous des petits cercles dans les deux zones, références à la loi de complémentarité) comme se déroulent les saisons, ainsi peut on les placer dans un nouveau référentiel traditionnel que nous nommerons l’aromatae-ji....


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